Asteria

La création d'Asteria : toute une histoire !

La création d'Asteria : toute une histoire !

Certaines aventures entrepreneuriales naissent d’un business plan, d’autres d’une rencontre. L’histoire d’Asteria appartient à la seconde catégorie ! Pour comprendre comment est née cette agence littéraire d’un autre genre, il faut remonter bien avant 2026, avant Librinova, avant même que les mots “autoédition” ou “agent littéraire” ne fasse véritablement partie du paysage éditorial français. Et pour cela, il faut revenir à la rencontre de ces deux femmes passionnées de livres, d’innovation et d’entreprenariat : Laure Prételat et Charlotte Allibert !

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Une rencontre au cœur de l’édition

Lorsque Charlotte rejoint les éditions First-Gründ en 2010 pour travailler sur le développement du livre numérique, le secteur est en pleine mutation. Les ebooks en sont encore à leurs débuts, et tout reste à inventer. À cette époque, sa responsable n’est autre que... Laure !

Très vite, les deux femmes découvrent qu’elles partagent bien plus qu’un bureau. Elles aiment parler livres, imaginer de nouvelles façons de les diffuser, réfléchir à l’avenir de l’édition et aux opportunités offertes par les évolutions technologiques.

Ce qui n’était au départ qu’une relation professionnelle devient progressivement un véritable partenariat intellectuel.

Une idée un peu folle

Quelques années plus tard, Laure évoque auprès de Charlotte une idée qu'elle souhaite explorer : l’autoédition. Les deux femmes commencent alors à réfléchir à ce qui deviendra Librinova.

À l’époque, l’autoédition n’est pas encore aussi bien développée en France, et reste souvent méconnue du grand public comme du secteur de l’édition. Pourtant, force est de constater que de nombreux manuscrits sont chaque année refusés, sans que cela signifie nécessairement qu’ils ne trouveront jamais de lecteur. Peu à peu, Laure et Charlotte imaginent une plateforme capable d’accompagner les auteurs dans leur projet d’autoédition, avec des services professionnels inspirés des standards traditionnels. En somme, une nouvelle possibilité offerte aux écrivains de choisir leur propre parcours.

L'idée fait son bout de chemin. La réflexion devient un projet, le projet devient une conviction, et un jour, il n'y a plus de doute : elles ont envie de foncer. Pendant plusieurs mois, les deux femmes développent le projet tout en poursuivant leurs activités dans l'édition.

En 2013, la décision est prise. Les deux femmes quittent leurs postes respectifs : Librinova est en marche !

Les prémices d'Asteria

Lorsque Librinova voit officiellement le jour en 2014, l’objectif est simple : offrir aux auteurs une nouvelle façon de publier leurs livres, tout en leur permettant de conserver leur liberté. Un pari audacieux à l’époque, puisque l’autoédition souffre encore de nombreux préjugés. Pourtant, année après année, Librinova accompagne des milliers de d’écrivains et démontre qu’il existe différents chemins pour faire vivre un livre.

Au fil des années, Librinova développe également une expertise autour de l'édition, des contrats et de la relation entre auteurs et maisons d'édition. En bref : un vrai agent littéraire !

À l’époque du lancement de Librinova, en France, le sujet reste confidentiel : “Quand nous avons lancé Librinova, il valait mieux chuchoter lorsqu’on se présentait comme « agent littéraire ». Aujourd’hui, les auteurs et autrices ont de plus en plus conscience qu’être accompagnés est une force, et pas seulement un coût.”

Pourtant, en partant des limites du système traditionnel, il est possible d’explorer une autre voie et d’aider les auteurs talentueux à trouver leur place, tandis que les maisons d’édition reçoivent chaque année des milliers de manuscrits : “en un peu plus d’une décennie, nous avons développé un vaste réseau de maisons d’édition et construit une expertise autour du contrat d’édition, de la gestion des droits et de la relation auteur-éditeur. Dès lors, pourquoi ne pas en faire profiter plus d’auteurs et autrices ?” Asteria avait trouvé ses fondements.

La création d’Asteria, une suite logique

Dans un univers éditorial complexe où les redditions de compte côtoient des problématiques plus larges de communication ou d'IA, l'agent littéraire se fait une place à part. Il devient un allié de l’auteur, capable même de défendre ses intérêts.

“« L’affaire Grasset » a été une déflagration pour de nombreux auteurs. Ils ont pleinement pris conscience du contenu de certaines clauses de leurs contrats d’édition, et de leurs limites. Alors que de nombreuses discussions sont en cours sur la nécessité de faire évoluer ces contrats, il est plus que jamais essentiel d’être conseillé, a minima sur le plan juridique, pour les auteurs”.

En 2026, Asteria s’impose donc comme une évidence, et une continuité naturelle pour Laure et pour Charlotte dont l’enjeu reste d’apporter le meilleur à tous les auteurs. Le nom de l’agence en est probablement l’un des meilleurs symboles : “nous avons découvert Asteria, la déesse qui allume les étoiles le soir dans la mythologie grecque. La symbolique nous a beaucoup plu et était dans la lignée de Librinova, qui a toujours eu l’étoile pour emblème. Librinova cherche à découvrir des étoiles et Asteria à les faire briller”.

Aujourd’hui Asteria permet d’être accompagné de façon régulière, mais aussi ponctuelle : “nous proposons aux auteurs qui ne souhaitent pas d’accompagnement long terme d’agent des conseils ponctuels en fonction de leurs problématiques”. Pour cela, il faut compter sur l’expérience d’Andrea, chasseuse d'étoiles pour Asteria, dont la mission est d'effectuer la liaison entre chaque auteur et les maisons d'édition classiques.

Dans cette perspective, l’agence s’adresse aussi bien aux auteurs débutants qu’aux écrivains déjà publiés, aux plumes autoéditées qu’à celles et ceux qui travaillent avec une maison d’édition. L’ambition est simple : défendre toutes les voix avec cohérence, sans hiérarchie de genre ni élitisme. Du polar à la non-fiction en passant par la romance ou la littérature générale, la même curiosité préside chez Asteria. Et il semblerait bien que l’histoire ne fasse que commencer...